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Posts Tagged ‘prix des libraires du Québec 2010’

Après avoir fait le tour des finalistes, la date fatidique approchant rapidement. Les grands gagnants nous seront dévoilés le 10 mai, je me permets de rafraîchir nos mémoires avec la liste des finalistes et de choisir mes lauréats.

 

CATÉGORIE ROMAN QUÉBÉCOIS
Vu d’ici tout est petit, Nicolas Chalifour
Maleficium, Martine Desjardins
L’énigme du retour, Dany Laferrière
L’œil de Marquise, Monique LaRue
La foi du braconnier, Marc Séguin

CATÉGORIE ROMAN HORS QUÉBEC

Vendetta, R.J. Ellory
L.A. Story, James Frey
Jan Karski, Yannick Haenel

Exit le fantôme, Philip Roth
Une vie à coucher dehors, Sylvain Tesson

Catégorie Roman Québécois, le choix, cette année, à moins d’une grosse surprise.  Évidemment, L’énigme du retour devrait remporter facilement cette catégorie. Une mention pour Maleficium de Desjardins. C’est Roman hors Québec que l’élection d’un gagnant s’avère un peu plus difficile.  Mon cœur préfère Vendetta d’Ellory, sa plume sensible et son intrigue intelligente gagnent mon vote, mais je n’oublie pas Exit le fantôme que la notoriété et également le talent indéniable de Roth pourrait jouer.

Je profite de l’occasion pour souligner quelques romans, tirés de la liste préliminaire, Roman hors Québec, valant définitivement le détour.  Impardonnables de Djian, Julius Winsome de Gerard Donovan, et Les chaussures italiennes de Mankell, des titres à ne pas manquer.

 Les paris sont ouverts !

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Nathan Zuckerman, 71 ans, éternel alter ego de Roth, écrivain célèbre se rend à New York pour consulter un urologue.  Suite à l’intervention, je me voyais déjà faire des longueurs dans la piscine de l’université, vêtu d’un maillot de bain ordinaire ne laissant plus derrière moi un filet d’urine. Zuckerman avait passé ces onze dernières années seul dans une petite maison perdue en bordure d’un chemin de terre au fin fond de la campagne au nord de New York.  Un des plaisirs notoires de la vie en ville : des inconnus qui entretiennent la chimère de l’harmonie entre les humains en mangeant ensemble dans un bon petit restaurant. Une petite annonce retient son attention : jeune couple d’écrivains, la trentaine souhaite échanger leur appartement pour une retraite rurale tranquille, échange immédiat, dans l’idéal pour un an.  Il rencontre le jeune couple Billy et Jamie et c’est le coup de foudre. Zuckerman réapparaît, son insatiable penchant pour l’élément féminin.  Elle exerçait une puissante force d’attraction sur moi, une force gravitationnelle sur le fantôme de mon désir.  Cette femme était en moi avant même d’être apparue.

Zuckerman écrit une conversation imaginaire avec cette nouvelle passion Jamie : mon carnet de bord consignait, pour soutenir une mémoire défaillante, ce que j’avais fait et ce que j’étais censé faire. Apparait dans le paysage urbain Kliman, un jeune homme agressif, provocateur, dans la force de l’âge, écrit la biographie de Lonoff, écrivain fétiche de Zuckerman, ce biographe néophyte entend dévoiler un passé d’inceste avec la demi-sœur de Lonoff.  Mais notre narrateur ne l’entend pas ainsi. Les hommes âgés détestent les plus jeunes : lâchons la bride à l’intensité ! Lâchons la bride à l’humeur belliqueuse ! Voilà que l’esprit batailleur d’antan venait me redonner vie et me poussait à réendosser mon rôle d’antan.

Roth exploite ici avec brio le temps, l’irrésistible force du temps et son ravage autant physique que mental le génie de l’amnésie, le démon de l’oubli, au pouvoir de destruction duquel je ne pouvais opposer aucune riposte efficace.  Zuckerman a-t-il encore sa place dans ce New York, l’effroyable doute s’installe, ma carte d’adhérant est périmé, va-t-en !

Dans l’ensemble un excellent roman, un Roth tout autant singulier que ces précédents, sauf cette conversation fictive qui a fini par m’agacer, trop longue, trop de place dans ce récit. Et quelle fin étrange !

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vendetta2006. La Nouvelle-Orléans.  La fille du gouverneur de la Louisiane est enlevée. On n’est sans nouvelles des ravisseurs depuis une semaine, aucunes pistes, aucuns indices. L’affaire est très vite remise entre les mains du FBI, mais c’est toujours l’impasse. Jusqu’au moment où l’agent Schaeffer reçoit un appel téléphonique du ravisseur, lui demandant de retrouver Ray Hartmann et de le ramener à La Nouvelle-Orléans d’ici 24 heures.

Commence  alors un récit captivant. Un récit sur l’histoire  de la mafia des années 50 à nos jours, à travers le récit personnel et pleins d’horreurs d’un homme de main de cette mafia. Mais que veut vraiment cet homme? Manipulation, vengeance?…

Pour la deuxième fois en autant de romans, R.J. Ellory m’a ébloui! Quelle maitrise de l’écriture, quel souffle!!! J’avais adoré son premier roman. Il en est de même pour celui-ci. J’ai été subjugée! Ces personnages sont magnifiques. Quelle profondeur!  La traduction est aussi excellente!

Par contre, j’ai un bémol. J’ai toujours beaucoup aimé les histoires de mafia américaine. « Le Parrain, 1,2,3 », « Les Sopranos », ce qui m’a permise d’entrer très facilement dans ce récit. Si ce « milieu » ne vous intéresse pas, vous pourriez peut-être, je dis bien « peut-être » trouver ce roman un peu long. Mais si non, faites comme moi, laissez-vous emporter!

Dans un premier billet sur R.J. (Roger Jon) Ellory, j’ai commis une erreur. L’auteur n’est pas américain, il est britannique.

Quand j’ai lu ce livre en 2009, j’ignorais qu’il se retrouverait en lice dans le prix des libraires du Québec 2010. Il y mérite bien sa place!

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