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Posts Tagged ‘Prix des libraires du Québec 2011’

Voilà le suspense est terminé! Vous pouvez prendre connaissance des grands gagnants en suivant le lien internet. Les prédictions de Michel se sont réalisées à 50%.

Gagnants du Prix des libraires du Québec 2011

À l’année prochaine! D’ici là, bonne lecture!

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Le dénouement approche à grands pas! Encore une fois cette année, absorbée pour ne pas dire avalée par de nombreuses activités, j’ai heureusement pu compter sur mon inestimable collaborateur Michel,  pour alimenter ce blog  de billets concernant le Prix des libraires du Québec 2011. Ouf!!

Le Prix des libraires du Québec nous permet à chaque année de faire des découvertes intéressantes. Parfois de petits bijoux, qui seraient passés inaperçus dans le flot continu des parutions littéraires.

Comme je n’ai pu suffire à la tâche, je ne peux y aller de mes prédictions. Par contre, je peux vous dire que j’ai beaucoup apprécié  » Je voudrais qu’on m’efface  » d’ Anaîs Barbeau-Lavalette et « Rosa candida » de Audur Ava Olafsdottir.

Je ne cache pas ma frustration de ne pas avoir réussi à passer au travers les 10 finalistes.  Je me promets de corriger le tir l’an prochain!

C’est mardi que le suspense prendra fin avec le dévoilement des grands gagnants. Nous saurons si notre ami Michel avait raison…..à suivre!!

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C’est lundi le 9 mai que nous connaîtrons les grands gagnants du Prix des libraires. Un petit rappel des concurrents :

 Roman québécois

Je voudrais qu’on m’efface, Anaïs Barbeau-Lavalette

La canicule des pauvres, Jean-Simon DesRochers

La constellation du lynx, Louis Hamelin

Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles, Nicolas Langelier

Petite armoire à coutellerie, Sabica Senez

 Roman hors Québec

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard (Actes Sud)

L’homme inquiet, Henning Mankell

Purge, Sofi Oksanen

Rosa candida, Audur Ava Ólafsdóttir

Sukkwan Island, David Vann.

 Mes choix de gagnant cette année,  Roman québécois La constellation du Lynx de Louis Hamelin, et  roman hors Québec Purge de Sofi Oksanen.  Mais cette année, une exceptionnelle, le grand gagnant : le lecteur, qui par une sélection des finalistes très remarquable par de découvertes d’auteurs encore inconnus,  tout un chacun de cette liste méritent définitivement la lecture. Il n’est jamais trop tard…

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C’est lors d’une réception célébrant l’anniversaire de Häkan Von Enke, ex-commandant dans la marine suédoise, maintenant à la retraite que ce dernier fait quelques confidences à Wallander, de vieilles histoires de près de trente ans, de sous-marins étrangers dans les eaux territoriales suédoises. Notre fin limier suédois découvre que la guerre froide est encore une réalité. « Tout avait commencé là.  L’histoire sur les dessous de la politique, le voyage en eaux troubles, où vérité et mensonge changeaient de place et où il serait bientôt plus possible d’atteindre la moindre clarté.»  Quelques mois plus tard, Häkan Von Enke et sa femme Louise  disparaîtront tour à tour sans laisser de trace.

Peuvent-ils avoir eu un secret qu’aucun de nous ne connaissait ? 

Mankell nous présente ici son héros vieillissant : pour la première fois, je mesure mes limites et mon âge. Je ne l’avais encore jamais fait jusqu’à présent.  Je n’ai plus quarante ans.  Le temps perdu ne reviendra pas.  Je dois m’y résigner.  Je crois  que c’est une illusion que je partage avec beaucoup de monde ; celle de croire qu’on peut, contre toute évidence, se baigner deux fois dans le même fleuve. Wallander ne voulait pas devenir un solitaire aigri, ni vieillir seul comme son père. Un homme vieillissant, inquiet de ce qui l’attendait au cours de la petite portion de vie qu’il lui restait à vivre.

On oublie ce dont on veut se souvenir et on se souvient de ce qu’on préférerait oublier… 

Mankell encore et toujours d’une construction et une structure exemplaire, semble nous donner son dernier chef-d’œuvre de son très attachant inspecteur fétiche. Je termine avec une bribe de la postface : comme beaucoup d’écrivains, j’écris pour rendre le monde plus compréhensible, d’une certaine manière.  De ce point de vue, la fiction est parfois supérieure au réalisme documentaire.

 

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Le narrateur, OH ! Surprise, aura bientôt, soit dans deux jours, trente-cinq ans, trente-cinq ans ! Incroyable, n’est-ce pas ? Cet anniversaire, la mort toute récente de son père, le cancer de sa mère, provoque une réflexion sur lui-même, sur son hypermodernité, époque faisant suite à la postmodernité généralement utilisée pour décrire la condition économique et/ou culturelle  qui succède à la modernité à partir des années 1950.   Et cela, tout en plaçant son lecteur comme interlocuteur. 

«Vous auriez alors songé, encore une fois, à votre rupture, à la FDVV (femme de votre vie) et vous.  Et cette question d’un auteur américain déprimé et déprimant vous est venue à l’esprit : « Le but de l’existence est-il vraiment de se contenter d’essayer d’avoir le plus de plaisir possible tout en souffrant le moins possible ?Que répondez-vous à cette question ?

Que répondez-vous à toutes les peurs qui ont affecté votre vie au cours de ces dernières années ? La peur de ne pas être assez heureux, la peur de ne pas faire les bons choix, la peur de vieillir trop vite, la peur de perdre vos cheveux, la peur  que la FDVV ne soit pas la femme de votre vie, la peur que la FDVV vous laisse pour quelqu’un d’autre.  La peur de ne plus être dans le coup culturellement parlant.  La peur de ne plus vivre la vie cent à l’heure. Etc.

Loin d’être un livre sur le développement personnel, quoiqu’inspiré de ce format, un questionnement intergénérationnel, ironique, cocasse, hilare, un clin d’œil à notre époque,  une réflexion sur notre réalité, notre modèle économique, notre tissu social, notre écosystème naturel. Original comme je les aime, une authentique réussite.

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Une première semaine de juillet pas comme les autres. Une canicule qui fait suer la centaine de millions d’habitants du Nord-est américain… il y en a qui commence à se poser des questions…Cà parle de réchauffement climatique, de solutions à trouver, de pessimisme, de gaz à effet de serre. Un humidex pivotant autour du 40°C. Un immeuble à multiple logement appelé le Galant avec sa brique jaune crasse, une de ces constructions du type cages à poule sixties du Centre-Sud.  Un immeuble avec balcon garantissant l’accès aux escaliers de secours, à l’arrière comme à l’avant.

Desrochers, tour à tour, nous présente les occupants officiels du Galant, 26 résidents à temps partiel ou à temps plein, certains depuis des décennies, d’autres que de passage. Des Québécois de souche ou d’immigrés de contrées lointaines : une panoplie de personnages aussi excentriques, cyniques, hétéroclites, particuliers les uns que les autres, leur misère, leur pauvreté matérielle, intellectuelle, leur jeunesse, leur vieillesse, leur solitude. J’en présente quelques-uns.

 Zach, le français du cinquième, pharmacologue, pusher de pot, hasch, coke, crack, speed, ice, héro, crystal, mesc. et autres. Daphné, actrice en devenir, magnifique rousse, qui ressemble à une statue de marbre coiffée d’un incendie. Kaviak, pornographe : j’ai choisi cet appartement pour un ensemble de raisons, mais surtout parce que je crois que ce changement est susceptible d’améliorer mon existence… Takao, bédéiste japonais remarque en sol canadien que les différences physiologiques sont très prononcées dans cette partie du monde. Claude, tout simplement homosexuel, un groupe punk rock, dont les membres sont tous séropositifs, des kids aux yeux sales, tellement qu’on leur a fait voir de la marde depuis qu’ils sont nés.  Plusieurs autres occupants viennent au fil des chapitres dynamiser cette fiction.

 Pour adulte seulement, très sensoriel, sensuel, sexuel, pornographique, tous nos sens sont mis à contribution, la vue, l’odorat, l’ouïe. Une atmosphère glauque, sulfureuse, putride, un premier roman qui impressionne.  Malgré une pornographie à répétition, omniprésente qui malheureusement au fil de ses mises en scène, dérange, exaspère, Desrochers peint un magnifique portrait d’un Montréal caché des sentiers touristiques.

 

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Un immense chagrin d’amour, qu’un jour ou l’autre, bien malgré nous, on a tous ressenti. Celui-ci magistralement couché sur papier.  De très courtes phrases, une, deux, parfois trois décrivent ce désarroi, cette immense solitude, cette absence qu’on croit irremplaçable. Je cite une seule phrase, une seule page qui donnent un bref aperçu de l’extrême densité, la justesse du mot de ce court carnet. 

Par ordre chronologique, il y a eu le silence, le chagrin, l’inquiétude, l’impuissance, la colère, le vide, la fatigue, la douleur, la fragilité, la solitude, l’isolement, les tremblements, les étourdissements, le souffle court, l’anxiété, les obsessions, le flou, la perte de contrôle, les voix, les cauchemars, la peur, l’insomnie, la faiblesse, l’inertie.  Chaque lésion s’empilant sur l’autre jusqu’à former ce mur épais de folie et de souffrance qu’il me faudrait démolir.

Bloc de pierre par bloc de pierre. 

  Auteure d’un premier roman paru en 2004 intitulé Nulle part ailleurs, finaliste de nombreux prix littéraire québécois. Sabica Senez est née et vit à Québec.

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